En 2026, le marché immobilier montréalais poursuit une hausse modérée des prix, malgré un net ralentissement du nombre de ventes. En juin 2026, le prix médian d'une maison unifamiliale dans la région métropolitaine de Montréal atteint 649 000 $, en hausse de 4 % sur un an, la copropriété se négocie à 435 000 $ (hausse de 2 %) et le plex à 880 000 $ (hausse de 6 %), selon l'APCIQ. Autrement dit : les prix montent encore, mais plus lentement, et les acheteurs reprennent du pouvoir de négociation. Voici ce que ces chiffres signifient concrètement, que vous cherchiez à acheter, à vendre ou à investir.
Points clés
- En juin 2026, la maison unifamiliale à Montréal atteint un prix médian de 649 000 $ (hausse de 4 % sur un an), la copropriété 435 000 $ (hausse de 2 %) et le plex 880 000 $ (hausse de 6 %), selon l'APCIQ.
- Le nombre de transactions recule de 8 % sur un an, un troisième mois consécutif de baisse annuelle.
- L'inventaire remonte, près de 20 900 propriétés inscrites, ce qui redonne de la marge de négociation aux acheteurs.
- La Banque du Canada maintient son taux directeur à 2,25 % en juin 2026, un niveau attendu stable pour une bonne partie de l'année.
- La SCHL anticipe des gains de prix modestes en 2026 et une croissance au Québec, après le recul de 2025.
- La hausse des prix est généralisée, mais les écarts d'un quartier à l'autre restent importants.
- Le marché de 2026 est plus équilibré et plus rationnel : les prix tiennent, mais la surenchère s'est atténuée.
Les prix en 2026 : une hausse modérée, mais généralisée
La donnée marquante de 2026, c'est que les prix continuent de progresser dans les trois grandes catégories de propriétés, malgré un marché moins effervescent. La hausse est réelle sans être spectaculaire, signe d'un marché qui se normalise plutôt que d'un emballement. Le plex affiche la plus forte valorisation, portée par la demande des investisseurs et une offre limitée, tandis que la copropriété progresse plus lentement, freinée par un inventaire abondant.
Maison, condo ou plex : qui monte le plus?
Le plex mène la progression avec une hausse de 6 % sur un an, un signal fort de l'intérêt soutenu pour l'immobilier de revenu à Montréal. La maison unifamiliale suit avec 4 %, portée par une demande familiale constante et une offre qui reste serrée dans les secteurs recherchés. La copropriété ferme la marche à 2 % : c'est le segment où l'offre est la plus abondante, donc celui où les acheteurs disposent du plus grand pouvoir de négociation. Ces écarts confirment une règle de fond du marché montréalais : la moyenne cache d'importantes différences selon le type de propriété et le quartier.
De grands écarts d'un quartier à l'autre
La médiane régionale masque des réalités très différentes selon le secteur. Les quartiers établis du centre et de l'ouest, comme Westmount et Outremont, se négocient nettement au-dessus de la médiane, portés par le prestige, la rareté et la qualité des propriétés. Les secteurs centraux prisés des familles et des professionnels, comme le Plateau-Mont-Royal ou Rosemont, conservent une demande soutenue. À l'inverse, des quartiers en transformation comme Griffintown attirent surtout pour la copropriété neuve et la demande locative, tandis que la Rive Sud, avec Brossard et Saint-Lambert, demeure plus accessible pour les familles en quête d'espace.
Les prix évoluant vite et par microsecteur, mieux vaut s'appuyer sur des données locales à jour. Nos pages de quartier détaillent le marché de chaque secteur, et les statistiques par arrondissement de Centris complètent le portrait. Pour une valeur fiable sur une rue précise, rien ne remplace toutefois une analyse comparable menée par un courtier.
Moins de ventes, des acheteurs plus sélectifs
La région métropolitaine a enregistré 4 012 transactions résidentielles en juin 2026, un recul de 8 % par rapport à juin 2025, selon l'APCIQ. Il s'agit du troisième mois consécutif de baisse annuelle, après des reculs de 7 % en avril et en mai. Ce ralentissement ne traduit pas une chute de la demande, puisque les prix continuent de monter, mais un marché plus posé où les acheteurs prennent le temps de comparer.
La copropriété illustre bien ce changement : ses ventes reculent de 15 % sur un an, le segment le plus touché, tandis que l'inventaire régional grimpe à près de 20 900 propriétés inscrites. Avec 32 jours en moyenne au marché pour l'unifamiliale et 48 jours pour la copropriété, les délais s'allongent modérément. Comme le résume le marché en 2026, les acheteurs restent au rendez-vous, mais ils sont plus exigeants sur le prix et l'état des propriétés.
Des taux d'intérêt enfin stables
Après une période d'incertitude, la stabilité est revenue du côté du financement. Le 10 juin 2026, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %, un niveau que la majorité des grandes banques canadiennes anticipent stable pour une bonne partie de l'année. Pour les acheteurs, cette prévisibilité est précieuse : elle permet de connaître sa capacité d'emprunt et de bâtir un budget solide avant de se lancer.
Un point mérite toutefois votre attention : les taux hypothécaires fixes suivent les rendements des obligations du gouvernement du Canada et peuvent varier même lorsque le taux directeur reste inchangé. Autrement dit, un taux directeur stable ne garantit pas des taux fixes figés. Cette stabilité relative soutient les prix sans les faire flamber, ce qui explique en bonne partie la hausse modérée observée en 2026. Pour connaître le taux réel auquel vous pourriez avoir droit, un courtier hypothécaire demeure le meilleur interlocuteur.
Ce que la SCHL anticipe pour la suite de 2026
Selon les Perspectives du marché de l'habitation de la SCHL, le marché canadien devrait connaître des gains de prix modestes en 2026, après un recul en 2025, avec une reprise graduelle des ventes qui restent sous leur moyenne historique. Le Québec figure parmi les régions où une croissance des prix est attendue.
À Montréal, les mises en chantier devraient demeurer élevées, portées surtout par le logement locatif, ce qui contribue à augmenter l'offre de logements neufs. La SCHL rappelle néanmoins que les risques de révision à la baisse de ses prévisions sont plus probables que ceux à la hausse, notamment si l'économie ralentit davantage. Le message pour 2026 est donc celui d'un marché en progression prudente, sans les excès des années précédentes.
Montréal, l'exception canadienne en 2026
Pour bien mesurer la solidité du marché montréalais, il faut le comparer aux autres grandes villes. En juin 2026, pendant que Montréal voyait ses prix progresser, le prix moyen des propriétés reculait de 3,9 % sur un an dans la région de Toronto et de 1,9 % à Vancouver, selon les données de Royal LePage rapportées par Radio-Canada. À Toronto, le segment des copropriétés a même chuté de 9 %. Royal LePage anticipe pour l'ensemble de 2026 un recul d'environ 4,5 % à Toronto et 3,5 % à Vancouver, alors que Montréal poursuit sa hausse.
Cette divergence s'explique en bonne partie par l'accessibilité. Avec une maison unifamiliale à 649 000 $, Montréal reste nettement plus abordable que Toronto, où le prix moyen dépasse le million de dollars. Cette marge attire acheteurs et investisseurs, soutient la demande et explique la résilience des prix montréalais dans un contexte national plus fragile. Pour qui envisage d'acheter au Québec, 2026 confirme une position enviable : des hausses mesurées plutôt que des corrections.
Acheteur, vendeur ou investisseur : quoi faire en 2026?
Le marché de 2026 récompense la préparation plus que la précipitation. Voici comment lire ces tendances selon votre situation.
Vous achetez
Le contexte vous est plutôt favorable : plus d'inventaire, moins de surenchère et des taux stables. C'est le moment de faire préapprouver votre financement, de cibler précisément vos quartiers et de négocier avec méthode. Consultez notre guide d'achat pour structurer votre démarche.
Vous vendez
Les prix tiennent, mais les acheteurs sont sélectifs et les délais s'allongent un peu. La justesse du prix et la qualité de la mise en marché font toute la différence. Notre guide de vente détaille comment optimiser votre prix dans ce type de marché.
Vous investissez
Le plex, en tête des hausses avec 6 %, et la construction neuve dans des secteurs en croissance comme Griffintown restent des avenues intéressantes, soutenues par une forte demande locative. L'analyse du rendement doit toutefois intégrer les taux, les charges et le potentiel de plus-value du marché montréalais.
Le mot d'Alexia
Les statistiques donnent la tendance, mais elles ne remplacent pas une lecture fine de votre secteur et de votre projet. Une médiane régionale ne dit rien de la valeur exacte d'une propriété précise, à une adresse précise, dans les conditions actuelles. C'est là qu'un accompagnement sur le terrain prend tout son sens. Si vous souhaitez traduire ces tendances en stratégie concrète, pour acheter au bon prix ou vendre au bon moment, parlons de votre projet.
À propos d'Alexia Soudin
Alexia Soudin est courtier immobilier résidentiel, titulaire du permis OACIQ H1334, active à Montréal et sur la Rive Sud depuis 2018. Avec plus de 650 transactions complétées et la représentation de 6 projets de construction neuve, elle accompagne acheteurs, vendeurs et investisseurs de la première visite jusqu'à la signature chez le notaire. Son dossier professionnel est vérifiable sur Centris et son parcours sur LinkedIn. Découvrez son parcours complet ou joignez-la directement pour discuter de votre projet immobilier à Montréal.
Cet article est fourni à titre informatif. Les statistiques citées proviennent de l'APCIQ, de la SCHL, de la Banque du Canada et de Royal LePage, et reflètent l'état du marché à la date de publication. Les conditions varient selon la propriété, le secteur et le moment. Pour une évaluation adaptée à votre situation, consultez un courtier immobilier.


